Une stagnation d'entraînement fait parfois partie du plan, ce n'est pas un échec
Le modèle de la surcompensation décrit comment le corps répond au stress de l'entraînement : après une séance, la capacité de performance baisse temporairement (fatigue), puis revient à son niveau de base, et — si la récupération a été complète — dépasse légèrement ce niveau de base, créant une petite marge pour l'avenir. Ce « dépassement » est le mécanisme réel derrière les gains de force et de volume dans le temps.
Le problème, c'est que la surcompensation se produit avec un délai et n'est pas parfaitement prévisible : s'entraîner trop fréquemment sans tenir compte de la récupération fait que chaque nouvelle séance arrive avant que le corps n'ait dépassé son niveau de base précédent — les progrès ralentissent ou stagnent, ce qui ressemble à un plateau même si vous « faites tout correctement » techniquement.
Les semaines de décharge — une baisse délibérée du volume ou de l'intensité pendant 5 à 7 jours toutes les 4 à 8 semaines — fonctionnent en exploitant exactement ce mécanisme : elles donnent au corps le temps de terminer complètement la surcompensation sur la fatigue accumulée, après quoi le bloc d'entraînement suivant démarre souvent avec un bond de performance notable au lieu de faire du surplace.