Acides gras oméga-3 et récupération : ce que montre vraiment la recherche
Les acides gras oméga-3 (principalement EPA et DHA, présents dans les poissons gras) aident à réguler les processus inflammatoires dans le corps — non pas en supprimant totalement l'inflammation (elle est nécessaire à l'adaptation à l'entraînement), mais en aidant à la résoudre de façon plus contrôlée une fois son rôle de signalisation accompli.
Un problème courant des régimes modernes est un excès d'acides gras oméga-6 (huiles végétales, aliments transformés) par rapport aux oméga-3, ce qui pousse le corps vers une réponse inflammatoire plus marquée et prolongée à l'entraînement physique. Certaines études relient un apport plus élevé en oméga-3 à une réduction des courbatures et une récupération plus rapide de l'amplitude articulaire après un entraînement intense, bien que l'ampleur de l'effet varie selon les études.
Au-delà de la récupération, les oméga-3 sont liés à la santé cardiovasculaire et, selon certaines données, à la préservation de la masse musculaire chez les personnes âgées en influençant la sensibilité musculaire aux stimuli anaboliques. Les sources alimentaires incluent le poisson gras (saumon, maquereau, sardines) 2 à 3 fois par semaine, les graines de lin et les noix ; pour les personnes qui mangent rarement du poisson, un complément d'huile de poisson est un moyen raisonnable et bien étudié de combler l'écart.